Jean-Louis ?tienne, le revendique : il n??est pas un chercheur mais plutôt un passeur qui, au fil de ses expéditions, a tissé des liens avec une communauté scientifique et le monde éducatif. De ses expériences précédentes, Jean-Louis ?tienne a pu démontrer qu??il avait une vision lucide, sans être désespérée, de l??état de notre planète. En choisissant de survoler la banquise Arctique en ballon, il entend ajouter sa partition au concert de ceux qui pensent qu??il y a urgence à protéger une des parties peut-être les plus sensibles de notre hémisphère. L??expédition « Generali Arctic Observer »1 se fixe donc plusieurs objectifs au-delà de l??exploit proprement dit :



La mesure du CO2 atmosphérique dans une zone vierge de toute émission Pour la première fois, un observateur va pouvoir donner, transmettre des mesures instantanées de la teneur en gaz carbonique de l??atmosphère au-dessus de l??océan Glacial Arctique. Cette série de mesures va être aussi l??occasion de tester dans des conditions extrêmes des sondes miniaturisées, avec en corollaire, de multiples applications technologiques et scientifiques.



La mesure du champ magnétique terrestre, un pôle à la dérive. Le champ magnétique terrestre évolue sans cesse. Le pôle Nord magnétique se déplace ainsi chaque année. Depuis quelques années, sa vitesse de déplacement s??est accrue considérablement pour passer de quelque 10 à 20 km/an à près de 60 à 80 km/an. Cet accroissement de vitesse de déplacement semble coïncider avec un affaiblissement du champ magnétique général. Sans que l??on en connaisse précisément les raisons, un échantillon précis de mesures permettra peut-être à la communauté scientifique de valider ou d??infirmer certaines hypothèses de travail.



Le ballon de l'expédition, un aérostat de type rozière Entre montgolfière et ballon à gaz classique, la rozière a été retenue par Jean-Louis Etienne car elle enferme une enveloppe d??un gaz plus léger que l??air (le plus souvent de l??hélium). Cette enveloppe est dilatée à l??aide d??un cône d??air chaud sous l??effet d??un petit brûleur. L??avantage de la rozière est qu??elle est très économe en énergie, puisqu??il s??agit juste de maintenir la dilatation optimale de la poche d??hélium pour se maintenir en altitude. En théorie, un ballon de type rozière peut monter jusqu??à 11 000 mètres d??altitude. La seule limite viendra ici de l??absence de pressurisation, néanmoins, Jean-Louis ?tienne a prévu une alimentation supplémentaire en oxygène pour des incursions de durée limitée dans la haute atmosphère. La hauteur du ballon sera de 27,5 mètres par 14 mètres de diamètre.



Un programme pédagogique pour l'Europe Comme à chaque expédition, l??Education nationale par l??intermédiaire du Centre de Recherche et de Documentation Pédagogique de Paris (CRDP de Paris) sera partie prenante. Un programme à vocation européenne, Carboschools, en partenariat avec l??Institut Pierre Simon Laplace (sciences de l??environnement) devrait permettre de mieux comprendre les effets du gaz carbonique sur le réchauffement de la planète. En collaboration avec le Centre National d??Etudes Spatiales (service jeunesse ?? éducation), le programme Calisphair établira des correspondances entre la vie dans l??espace et les conditions que devra subir Jean-Louis ?tienne dans sa nacelle.



Commentaires...



Jean-Louis ?tienne : "L??objectif relève plus de la réalisation d??un rêve que d??un exploit. Si le projet conserve un fort parfum d??aventure, il est aussi l??occasion de ramener le plus de données possibles pour les scientifiques? L??aventure est le moteur des rêves et des prises de conscience... Depuis deux décennies que je m??attache à parler de mes projets et que je travaille avec l??Education nationale, j??ai pu mesurer à quel point ce type d??aventure provoque des attraits certains pour les jeunes. Tout à coup, un projet scientifique véhicule du rêve, ouvre des portes sur l??imaginaire. D??une certaine manière, les jeunes touchent du doigt que les scientifiques sont aussi des pionniers, qu??entre eux et moi, il existe des connivences? Mon objectif est aussi d??expliquer le rôle fondamental de la banquise dans l??équilibre climatique de l??hémisphère Nord et à ce titre la faire classer « zone d??intérêt commun » pour l??humanité. La banquise a un rôle qui dépasse largement l??écologie locale : ce n??est que justice que le monde s??intéresse à son devenir".



Claude Tendil, Président de Generali France : "L??assurance est au c?ur de toutes les activités humaines et subit déjà les conséquences de phénomènes naturels de plus en plus intenses liés au réchauffement climatique. Generali s??est mobilisé bien avant que ce ne soit la mode pour sensibiliser l??opinion sur la nécessité d??adopter des comportements plus responsables. Cette expédition s??inscrit dans le droit fil de nos engagements sociétaux. La volonté de pédagogie de Jean-Louis ?tienne va contribuer à éclairer le public, en particulier les jeunes générations, sur les effets de l??élévation du CO2 dans l??atmosphère et les océans. Elle va aussi permettre de compléter les observations des scientifiques. Les assureurs doivent avoir un rôle de vigie pour alerter et prévenir des risques qui pèsent sur notre avenir. Cette expédition est un beau symbole du rôle d??anticipation que nous devons tenir vis-à-vis de la collectivité humaine".

1 - L??expédition « Generali Arctic Observer » fera l??objet d??une compensation Carbone.

A propos de Generali Fondé à Trieste en 1831, Generali est le 3ème assureur européen. Opérant dans 64 pays, le groupe emploie 84 000 collaborateurs au service de 60 millions de clients dans le monde, avec un chiffre d??affaires de 69 milliards d??euros en 2008. Parmi ses principales filiales, Generali France, deuxième groupe généraliste dans l??Hexagone, compte plus de 6 millions de clients et 560.000 entreprises et professionnels assurés pour préparer leur avenir, protéger leurs biens, leur activité et leurs loisirs. Generali France rassemble 7 000 collaborateurs, 1000 agents généraux et s??appuie également sur 3000 courtiers et conseillers en gestion de patrimoine indépendants ainsi que des grands partenaires bancaires et internet. Engagée dans une politique active de développement durable qui touche aussi bien à la prévention des risques, à l??offre de solutions d??assurances, à la gestion de ses actifs, la compagnie a réalisé un chiffre d??affaires de 14,8 milliards d??euros en 2008, soit près du quart de l??activité mondiale du groupe. www.generali.fr www.generation-responsable.com