Sans état d'âme On dit du chacal que c'est un animal léger, agile et opportuniste, qui allie la rapidité du chien de chasse à la ruse du renard. On dit aussi qu'il est fidèle à son clan et que c'est un redoutable prédateur. Nicolas Troussel ajoute volontiers qu'il «chasse généralement seul». Voilà pour le bestiaire. Parlons un peu du marin : «C'est un super régatier qui ne lâche jamais rien. Il ne veut pas perdre. Il arrive à bien préparer ses coups et parvient à se focaliser sur son objectif sans se laisser déborder d'aucune sorte. Il va à l'essentiel, fait la part des choses froidement et tranche vite. Et c'est ça qui paye. Armel va droit au but. Il n'hésite pas à attaquer, à pousser le bateau, il est tout sauf timoré. On l'appelle le Chacal parce que c'en est un. En tous les cas, moi c'est comme ça que j'imagine un chacal ».

Sage et courageux « Avec BRIT AIR, sur le Vendée Globe, il avait dit : ??Je viens pour voir, pour apprendre.? Et il a fait beaucoup mieux que ça. Son premier objectif, c'était de finir et puis de bien naviguer. En fait, Armel a eu pratiquement la meilleure stratégie. Il a été sage et sérieux sur ce Vendée Globe et, au final, ce qu'il a réalisé est extraordinaire. Arriver deuxième derrière Mich' Dej' pour un premier tour du monde qui passe dans des contrées hostiles et totalement inconnues pour lui, ça, c'est un vrai coup de chacal. Comme souvent, il est là où on ne l'attend pas, il s'accroche, il est discret et hop ! Il revient, il est toujours là. C'est vraiment bien joué ».

Sans stress «Ce que j'aime avec Armel, c'est qu'il n'est jamais stressé quand on est en course. Il reste détendu, même si on n'est pas dans le bon paquet, ou si on a pris un mauvais départ. Pour Armel, on va toujours se refaire, il ne faut jamais baisser les bras. C'est vrai qu'en voile, tant que la ligne d'arrivée n'est pas franchie? Bref, sur BRIT AIR, il y a zéro problème et c'est vraiment agréable de naviguer avec lui ».