Stan est en stand by à Concarneau en compagnie des 24 autres équipages engagés. Il attend avec une étonnante sérénité le départ de dimanche 13 heures. "J'ai hâte d'en découdre" affirme t'il. "Le bateau est fin prêt, et je pars dans de bien meilleurs conditions qu'en 2006, avec un meilleur bateau, de meilleures voiles, et un équipier de tout premier ordre avec qui je m'entends à merveille." Stan et Adrien se connaissent en effet parfaitement, s'étant souvent croisés sur les plans d'eau de la Mini 6,50. La répartition des tâches à bord s'est ainsi faite de la plus naturelle des manières. "Adrien est très fort en mécanique, électronique et informatique météo" explique Stan. "Il s'occupera donc particulièrement de ces secteurs, tandis que tout ce qui touche aux voiles, accastillages, plans de pont, et nourriture, relèvera de ma responsabilité. Etant entendu, que manoeuvres et quarts de barre seront équitablement partagés."

11ème d'un Prologue disputé sans pression dimanche dernier, les deux jeunes marins se sont rassurés sur la vitesse intrinsèque du bateau ; "Après un départ calamiteux qui nous voit doubler la bouée de dégagement en 22ème position, nous remontons toute la flotte pour terminer 11ème. Nos choix de voiles et notre timing étaient bons, et notre vitesse à toutes les allures, et particulièrement au près était très satisfaisante."

Du près, on en parle beaucoup à Concarneau. Une dépression s'est installée en lieu et place du fameux anticyclone sur l'archipel des Açores. Après un départ plutôt mou, et une délicate zone de transition à passer au large du cap Finistère, c'est aux allures proches du vent que se négociera la descente le long des côtes du Portugal vers les Canaries, zone de passage obligatoire de cette 10ème Transat AG2R. "C'est la route de la Transat 6,50 qu'Adrien et moi connaissons bien (Stan a terminé 3ème en 2005 et Adrien 4ème en 2007 de cette grande classique de la course au large en solitaire). Il nous faudra gérer au mieux notre repos dès les premiers jours afin d'être d'attaque lorsque nous contournerons les zones de basse pression le long de la péninsule Ibérique" poursuit Stan." La route des Alizés va se mériter cette année!"