Alexia Barrier sur la transat Jacques vabre 2007
Attaché de presse : Denis van den Brink

Mardi 13 novembre

On vise toujours le Top 10!

Oubliés les problèmes de grand voile qui ont durement pénalisé Pindar 40 au large du Portugal. L'équipage 100% féminin du Pogo 40 anglais s'est rapidement ressaisi et cravache depuis fermement pour retrouver un rang et un classement plus en rapport avec ses ambitions. 21ème au classement du jour, Jo Royle et Alexia Barrier ont déjà grignotté quelques places et visent clairement, alors qu'il reste plus de 2 700 milles de course, une place dans les 10 premiers. "On y croit, on a la gagne" s'exclame Alexia au sortir d'une nuit de rêve au coeur de l'archipel des Canaries. Et l'examen des classements de donner toute sa consistance à ces objectifs. La dixième place ne se trouve en effet qu'à une grosse cinquantaine de milles de l'étrave de Pindar 40. Avec les alizés de Nord Est en cours de stabilisation le long des côtes marocaines, les deux jeunes femmes ont toutes les raisons d'y croire...

"Ce fut une nuit magique" explique Alexia Barrier alors que son Pindar 40 glisse doucement sous grand spi assymétrique entre l'île de Gran Canaria et Fuerteventura. " Cela me rappelle la Matondo Congo au printemps dernier (course qu'Alexia avait terminé en 3ème position en compagnie de Florence Arthaud ndlr), "Le bateau a retrouvé une bonne vitesse au portant et nous sommes à l'attaque. " Le vent de secteur Nord demeure très instable en force et en direction, obligeant le duo Franco-Britannique à une grande vigilance. "Le vent tourne beaucoup! il faut être constammmnet sur les réglages" précise Alexia, "Et au passage des îles, nous avons eu des variations de 10 à 26 noeuds! Il y a eu quelques situations très chaudes!" Au terme de leur 10ème jour de mer, Alexia et Jo ne ressentent aucune lassitude. Bien au contraire. Avec le soleil enfin revenu, et des températures en hausse radicale, l'ambiance est au beau fixe entre les deux jeunes navigatrices. "Nous sommes restées toutes deux toute la nuit sur le pont" poursuit la jeune Antiboise, "d'abord parce que le passage entre les îles était magnifique, ensuite car il falait être vigilantes pour ne pas se faire surprendre par un coup de vent sous grand spi... et puis parce que nous avons connu un fou rire énorme, et que nous étions simplement bien, à naviguer ainsi au portant, vers les rivages magiques du Brésil..."

web : alexiabarrier.com

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